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RGAA 4.1 vs WCAG 2.1 : quelles différences pour les entreprises françaises ?

Le RGAA est basé sur le WCAG mais avec des spécificités françaises. Comprendre les différences pour être conforme.

Publié le
15 janvier 2026
Auteur
Équipe Accorma
Langue
fr

RGAA, WCAG… Ces acronymes peuvent prêter à confusion. Pour une entreprise française, lequel suivre ? Ce guide clarifie les différences et vous aide à choisir la bonne approche.

Définitions

WCAG (Web Content Accessibility Guidelines)

Le WCAG est un standard international développé par le W3C (World Wide Web Consortium). Il définit des recommandations pour rendre le contenu web accessible.

  • Auteur : W3C (organisme international)
  • Portée : Mondiale
  • Version actuelle : WCAG 2.2 (2023), 2.1 largement utilisé
  • Structure : 4 principes, 13 directives, 78 critères de succès

RGAA (Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité)

Le RGAA est la transposition française des WCAG. Il adapte le standard international au contexte légal et technique français.

  • Auteur : DINUM (Direction Interministérielle du Numérique)
  • Portée : France
  • Version actuelle : RGAA 4.1 (2021)
  • Structure : 13 thèmes, 106 critères, 376 tests

Relation entre RGAA et WCAG

Le RGAA n’est pas une alternative au WCAG, c’est sa déclinaison opérationnelle pour la France.

WCAG 2.1 (Standard international)

EN 301 549 (Norme européenne)

RGAA 4.1 (Référentiel français)

Chaque critère RGAA correspond à un ou plusieurs critères de succès WCAG, mais avec :

  • Des tests précis et vérifiables
  • Une méthodologie d’audit détaillée
  • Un vocabulaire adapté au contexte français

Différences principales

1. Niveau de détail

AspectWCAG 2.1RGAA 4.1
Critères78 critères de succès106 critères
TestsNon définis376 tests détaillés
MéthodologieTechniques (informatives)Procédures précises

Exemple - Critère images :

WCAG 1.1.1 : “Tout contenu non textuel […] possède une alternative textuelle.”

RGAA 1.1 : “Chaque image porteuse d’information a-t-elle une alternative textuelle ?”

  • Test 1.1.1 : Vérifier la présence de l’attribut alt
  • Test 1.1.2 : Vérifier que l’alternative est pertinente
  • Test 1.1.3 : Vérifier les images-liens

2. Niveaux de conformité

WCAG définit 3 niveaux :

  • A : Minimum (30 critères)
  • AA : Recommandé (50 critères) ← Obligation légale
  • AAA : Optimal (78 critères)

RGAA reprend cette logique mais tous les critères de niveau A et AA sont obligatoires. Il n’y a pas de conformité partielle officiellement reconnue.

3. Spécificités françaises

Le RGAA ajoute des exigences liées au contexte français :

Déclaration d’accessibilité : format DINUM obligatoire, pas équivalent WCAG

Schéma pluriannuel : document stratégique sur 3 ans, spécifique à la France

Mentions légales : informations obligatoires sur chaque page

4. Périmètre d’application

CritèreWCAGRGAA
Sites webOuiOui
Applications mobilesWCAG 2.1 MobileRGAA mobile (en cours)
Documents bureautiquesRéférence techniqueCritères spécifiques
IntranetOuiOui, avec exemptions

Lequel suivre en France ?

Pour le secteur public

RGAA obligatoire depuis 2012, renforcé en 2019.

Pour le secteur privé (EAA)

RGAA recommandé car :

  • C’est le référentiel de contrôle utilisé par l’ARCOM
  • Les sanctions sont basées sur le RGAA
  • La déclaration d’accessibilité suit le format DINUM

Pour l’international

Si vous opérez hors de France, vous pouvez :

  • Appliquer le WCAG comme base
  • Compléter avec les spécificités RGAA pour la France
  • Ajouter les exigences locales (ADA aux USA, etc.)

Mapping WCAG → RGAA

Voici les correspondances principales :

WCAG 2.1RGAA 4.1Commentaire
1.1.1 Non-text ContentThème 1 (9 critères)RGAA plus détaillé
1.2.x Time-based MediaThème 4 (14 critères)Équivalent
1.3.x AdaptableThèmes 5, 9, 10Réparti différemment
1.4.x DistinguishableThème 3, 10Contraste et présentation
2.1.x KeyboardThème 7, 12Scripts et navigation
2.4.x NavigableThème 12Navigation
3.1.x ReadableThème 8Éléments obligatoires
3.2.x PredictableThème 7, 11Formulaires et scripts
3.3.x Input AssistanceThème 11Formulaires
4.1.x CompatibleThème 8Validité du code

Avantages du RGAA pour les entreprises françaises

1. Clarté des tests

Le WCAG peut être interprété différemment. Le RGAA lève les ambiguïtés :

WCAG : "L'alternative textuelle doit être appropriée"
RGAA : "L'alternative doit restituer de manière fidèle
        l'information véhiculée par l'image"

2. Méthodologie d’audit standardisée

Le RGAA fournit :

  • Liste des pages à auditer
  • Méthode d’échantillonnage
  • Grille de résultats type
  • Calcul du taux de conformité

3. Documents réglementaires

Les modèles officiels sont fournis :

  • Déclaration d’accessibilité
  • Schéma pluriannuel
  • Plan d’actions annuel

4. Base légale claire

En cas de contrôle, c’est le RGAA qui fait référence, pas le WCAG directement.

Outils et WCAG vs RGAA

La plupart des outils d’audit (axe, WAVE, Lighthouse) sont basés sur le WCAG. Cela pose problème :

  • Résultats exprimés en critères WCAG
  • Mapping RGAA à faire manuellement
  • Risque d’oubli de spécificités françaises

Accorma est nativement basé sur le RGAA :

  • Résultats mappés aux 106 critères
  • Documents DINUM générés automatiquement
  • Pas de conversion nécessaire

Conclusion

Pour une entreprise française, le RGAA est le référentiel à suivre. Il intègre les exigences du WCAG tout en apportant la précision et les documents nécessaires pour la conformité légale.

Les outils basés uniquement sur le WCAG laissent un travail de traduction et de documentation que le RGAA standardise.

Simplifiez votre conformité RGAA. Testez Accorma, l’outil nativement conçu pour le référentiel français.

Auteur

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